Atelier régional d'échanges et de partage d’expériences de la FAO

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Le Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Alain-Richard DONWAHI a présidé l'atélier d'échanges et de partage d'expériences organisé par la FAO Côte d'Ivoire sur le thème : « la Promotion du bois d’origine légale, par les politiques publiques d’achat de bois » les 16 et 17 mai 2019 à l'hôtel Azalaï d'Abidjan.

Cette rencontre est organisée par le programme « FAO-UE-FLEGT », en collaboration avec le Ministère des Eaux et Forêts, le Centre de Recherche forestière Internationale (CIFOR) et l'Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ). Le Ministre Alain-Richard Donwahi avait à ses côtés, les représentants résidents de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et de l'union Européenne (UE)

Ci-après l'allocution du Ministre des Eaux et Forêts à la cérémonie d'ouverture :

- Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire ;

- Mesdames et Messieurs les Représentants des Ministres du Gouvernement de la Côte d’Ivoire ;

- Mesdames et Messieurs les Représentants des Ministres des pays invités (Cameroun, Ghana, Libéria, Gabon, Congo) ;
- Monsieur le Représentant de l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
- Mesdames et Messieurs les Experts ;
- Honorables invités.

Je voudrais tout d'abord, au nom de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, de Monsieur Amadou GON COULIBALY, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, et au nom du Gouvernement ivoirien, souhaiter la chaleureuse et cordiale bienvenue à tous ceux qui ont effectué le déplacement pour participer à l’atelier régional portant sur la « Promotion du bois d’origine légale par les politiques publiques d’achat de bois ».
Je souhaite particulièrement un agréable séjour à Abidjan à tous les hôtes venus de différents pays.

Au nom du Gouvernement ivoirien, je voudrais féliciter et remercier les organisateurs de cet atelier, notamment la FAO, d’avoir choisi la Côte d’Ivoire comme pays hôte de cet important évènement et pour l’appui technique, financier et matériel apporté à sa réalisation. Le choix de la Côte d’Ivoire est la preuve de la reconnaissance des efforts consentis par notre pays et de la dynamique en cours dans la mise en œuvre de la politique forestière conduisant aux bonnes pratiques en la matière.

Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,

L’Etat ivoirien est conscient des enjeux tant social, environnemental qu’économique de la déforestation et de la dégradation des terres.
C’est pour y remédier de façon déterminante qu’il a entrepris plusieurs actions et réformes contribuant à préserver et à restaurer les forêts pour le bien-être de ses habitants.
Au nombre de celles-ci, l’on peut noter en bonne place :
• en juin 2011, son adhésion au mécanisme international de Réduction des Émissions de gaz à effet de serre issues de la Déforestation et de la Dégradation des forêts (REDD+) ;
• en juin 2013, son engagement dans les négociations d’un Accord de Partenariat Volontaire (APV) pour l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT en Anglais) avec l’UE, pour lutter contre l’exploitation illégale des forêts et le commerce qui en découle ;
• en novembre 2017, la signature avec l’industrie du cacao et du chocolat, du Cadre d’Action Commune de l’Initiative Cacao et Forêts visant à éliminer la déforestation de la chaîne d’approvisionnement du cacao ;
• en janvier 2018, la réorganisation, du Ministère des Eaux et Forêts, marquée entre autres par la création d’une Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI) en vue d’une plus grande efficacité dans le contrôle des activités forestières.
• depuis le mois de février 2019, l’opérationnalisation, de cette brigade a permis d’effectuer de nombreuses saisies issues de trafics illicites du bois, de mettre aux arrêts et de traduire devant les juridictions compétentes leurs auteurs. D’ailleurs, au regard des résultats obtenus en 3 mois, le Chef de l’Etat a ordonné une intensification des activités de la BSSI sur l’ensemble du territoire national ;
• en mai 2018, l’adoption de la Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts.
En ce qui concerne cette politique forestière, sa mise en œuvre se fera au travers d’une stratégie qui se décline en 03 axes d’intervention, à savoir :
1- l’amélioration de la gouvernance forestière ;
2- le renforcement de la protection des massifs forestiers résiduels, aussi bien dans les forêts classées que dans le domaine rural ;
3- enfin, la reconstitution des zones forestières dégradées en forêts classées et dans le domaine rural.
En matière d’amélioration de la gouvernance de son secteur forestier, la Côte d’Ivoire s’appuie en grande partie sur les principes et dispositifs promus et développés dans les processus FLEGT et REDD+.
A cet effet, le Ministère des Eaux et Forêts met en œuvre depuis le mois de mai 2018, un projet intitulé « Contribution à la mise en place d’une politique publique d’achat responsable de bois en vue de l’intégration du marché national dans l’APV ». Ce projet s’inscrit dans le cadre des réformes à engager en vue de l’assainissement du marché national du bois.

Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,
L’atelier qui nous réunit ce jour constitue une plateforme d’échanges et de partage d’expériences qui permettra sans doute d’enrichir les réflexions en cours dans nos différents pays, en vue de stimuler la demande de bois légal à l’échelle nationale.

Il est indéniable que l’exécution des marchés publics contribue à une importante consommation de bois pour les travaux de constructions immobilières et différentes autres infrastructures économiques.
En côte d’Ivoire, le montant des marchés publics programmés en 2017 est estimé à 2 530 milliards de francs CFA soit environ 11% du PIB de l’État au cours de cette même année. Le montant total des marchés approuvés se situe autour de 915, 8 milliards CFA en 2017 qui a évolué pour atteindre un peu plus de 1 189 milliards en 2018 pour la satisfaction des besoins exprimés par les services de l’État, en termes de fourniture de biens et services, et de travaux. Une partie de cette commande nécessite inévitablement le recours au bois ainsi qu’aux produits dérivés pour leur exécution.
Pour donner l’exemple, les Etats doivent s’assurer que le bois utilisé dans ces travaux générés par les marchés publics est d’origine légale. C’est tout l’intérêt du présent atelier régional qui devrait permettre d’éveiller la conscience des pouvoirs publics pour l’organisation des marchés nationaux en matière de consommation de bois légal.
Ainsi, de vos échanges, je souhaite qu’il soit retenu entre autres recommandations deux actions particulièrement importantes qui sont liées :
1. à l’identification des opportunités à saisir, des pistes et étapes à suivre pour disposer de politiques publiques d’achat de bois responsables efficaces et effectives ;
2. à l’identification par pays de la manière dont l’offre en bois et en produits dérivés d’origine légale pourrait être renforcée.
C’est sur cette note d’espoir, et en souhaitant plein succès à vos travaux, que je déclare ouvert l’atelier régional portant sur « la Promotion du bois d’origine légale, par les politiques publiques d’achat de bois ».
Je vous remercie.
#eauxetforets
#minef

Le Service Communication

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