LUTTE CONTRE LA POLLUTION DES EAUX : LE MINISTÈRE DES EAUX ET FORÊTS MOBILISE LES ACTEURS POUR LA VALIDATION DU PLAN D’ACTION

×

Message d'avertissement

The subscription service is currently unavailable. Please try again later.

Du 17 au 19 septembre 2026, le Seen Ran’Hôtel de Bouaké accueille l’atelier national de validation du Plan d’Action de Lutte contre la Pollution des Eaux (PALPE 2026-2030), organisé par le Ministère des Eaux et Forêts dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Comité de Lutte contre la Pollution des Eaux avec l’appui de l’Union européenne et de l’ONG Coginta.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le Conservateur Général ZOUZOU Epse MAILLY Elvire-Joëlle, Directeur de Cabinet du Ministre des Eaux et Forêts, représentant le Ministre des Eaux et Forêts, a permis de lancer officiellement les trois jours de travaux consacrés à l’examen et à la consolidation de ce document stratégique. Elle a réuni les membres du Comité de Lutte contre la Pollution des Eaux (CLPE), ainsi que des représentants des administrations publiques, du Corps préfectoral, des services déconcentrés du Ministère, des collectivités territoriales, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

À l’ouverture des travaux, le Directeur de Cabinet a rappelé que la préservation des ressources en eau constitue un enjeu majeur pour la santé des populations, l’agriculture, l’économie, la biodiversité et la cohésion sociale. Elle a notamment relevé les différentes pressions exercées sur les cours d’eau, parmi lesquelles l’orpaillage illégal, les rejets polluants, l’ensablement et la dégradation des berges. Face à ces défis, elle a insisté sur la nécessité d’une réponse concertée, durable et orientée vers des résultats concrets.

Cette dynamique s’appuie notamment sur le Comité de Lutte contre la Pollution des Eaux comme cadre de concertation interinstitutionnelle. Le PALPE 2026-2030 vient ainsi structurer les interventions autour de plusieurs priorités : l’identification des sources de pollution, la surveillance des ressources en eau, la lutte contre les activités polluantes, la coordination des acteurs, la sensibilisation et le renforcement des capacités, ainsi que la restauration des sites dégradés et des berges.

Pour sa part, le Directeur Pays de l’ONG Coginta, Hippolyte HARKITE SIB, a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés du Ministère des Eaux et Forêts. Il a également évoqué les enseignements de l’étude socio-hydrographique réalisée dans le bassin versant de la Bagoué, qui fait ressortir plusieurs facteurs de dégradation des ressources en eau, notamment la dégradation des berges, l’ensablement, l’augmentation de la turbidité et les risques de pollution liés aux activités d’orpaillage.

Les participants ont ensuite été édifiés sur le cadre institutionnel du CLPE, le contexte d’élaboration du PALPE, sa méthodologie ainsi que ses principales orientations. Présenté par le Directeur Général des Ressources en Eau, le document couvre les douze bassins versants nationaux et transfrontaliers de la Côte d’Ivoire.

La suite de l’atelier est consacrée à l’examen du document en commissions, aux échanges entre les différentes parties prenantes et à la formulation des observations et amendements nécessaires.
Les cinq (05) commissions constituées à cet effet sont les suivantes:
Commission 1 : Renforcement de La gouvernance pour la gestion des ressources en eau des bassins nationaux et transfrontaliers et Produit (06) Opérationnalisation du cadre de gestion des conflits des bassins hydrographiques;
Commission 2 : Protection des zones à risque contre les crimes environnementaux et accompagnement des populations dépendantes des ressources naturelles ;
Commission 3 : Identification des sources de pollution dans les bassins versants et prises en charge ;
Commission 4 : Rétablissement de la productivité des ressources en eau ;
Commission 5 : Identification des sites d'exploitation minière illégaux et restauration.

Ces travaux devront également permettre de préciser les responsabilités institutionnelles, d’identifier les actions prioritaires et de définir les modalités de suivi et d’évaluation.
Lesdits travaux se tiennent dans une dynamique participative, avec pour objectif d’aboutir à un Plan d’Action consensuel, opérationnel et partagé, destiné à renforcer durablement la coordination des interventions et la protection des ressources en eau en Côte d’Ivoire.

Autres actualités