QUATRIÈME ATELIER DE CONCERTATION ET DE SUIVI DES RESSOURCES EN EAU DU BASSIN DE LA BAGOUE

×

Message d'avertissement

The subscription service is currently unavailable. Please try again later.

Le mardi 12 mai 2026, s'est tenu à l'Hôtel Ivotel d'Abidjan-Plateau le quatrième atelier de concertation et de suivi des ressources en eau du Bassin de la Bagoué. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2), financé par l’Union européenne, qui vise à sécuriser et valoriser l’exploitation aurifère artisanale pour en faire un levier de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire. En effet, le bassin de la Bagoué subit actuellement de fortes pressions anthropiques, notamment une pollution liée à l'orpaillage illégal et une dégradation des berges, nécessitant une intervention urgente et coordonnée.

Cette énième session a été officiellement ouverte par le Chef de Projet SECORCI 2 et Madame ZOUZOU Mailly Elvire-Joëlle, Directrice de Cabinet du Ministre des Eaux et Forêts, agissant en qualité de Présidente du Comité de Lutte contre la Pollution de l'Eau (CLPE).

Les travaux se sont articulés autour de plusieurs axes techniques. L'objectif principal était de renforcer le dispositif de suivi à travers un cadre de concertation multi-acteurs. De façon spécifique, les participants ont adopté le compte rendu de la session précédente du 19 décembre 2025 avant d’examiner le projet de Plan d’Action de Lutte contre la Pollution des Eaux.

Cet atelier a aussi permis de partager des données précises sur les linéaires des berges dégradées par les activités minières. En outre, un point essentiel de la rencontre a concerné la définition des modalités techniques et institutionnelles pour l'installation de stations hydrologiques. Ces infrastructures sont jugées indispensables pour pallier le manque actuel de données fiables, frein majeur à une gestion intégrée des ressources en eau. Enfin, une restitution des campagnes de sensibilisation menées auprès des populations riveraines a été faite, soulignant l'importance de l'adhésion communautaire pour la durabilité du projet.

Cette journée de travail, qui a réuni 25 experts issus de diverses structures ministérielles (Eaux et Forêts, Mines, Environnement, Défense), de la Commission Nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (CNFCI) et de l’équipe SECORCI 2, a permis de consolider les acquis opérationnels. Grâce aux échanges et aux recommandations formulées par les membres du CLPE, le projet dispose désormais d'une feuille de route clarifiée pour protéger durablement le bassin versant de la Bagoué contre les impacts environnementaux et sanitaires de l'orpaillage illégal.

Autres actualités